En septembre 1946, Colette écrit à Léo Larguier au sujet de Miscellanées, Petites images de France, ouvrage qu'il vient de publier : "Je pense, cher ami, que ce livre-là a été écrit pour moi toute seule." Et bien, c'est aussi le cas de celui-ci, qui rassemble non des textes littéraires mais de "petites choses bien faites et plaisantes dans le domaine des arts graphiques."

        On connaissait l'abondance des photographies représentant l'écrivaine ; on ignorait celle des croquis, dessins, caricatures et tableaux. L'intérêt du travail que nous proposons dans Miscellanées, consiste en une étude sur les relations entre l'image (la représentation) et les images (les supports iconographiques), ces dernières, parfois détournées, jouant le rôle de catalyseurs pour la reconnaissance voire la glorification de l'écrivaine, rarement le rejet. Il s'agit de replacer ces dessins dans le contexte biographique tout autant qu'esthétique, sans frontières étanches. Le présent ouvrage rassemble ce qui était épars pour en faire un objet esthétique, un médiateur pour retourner à l'œuvre colettienne et atteindre une vérité subtile moins évidente. Colette fut l'amie des peintres et l'on peut relire à ce sujet quelques pages de Paris de ma fenêtre où elle raconte avoir fréquenté divers ateliers. Il convenait de donner de la visibilité à ces artistes et dessinateurs.



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